Description
Alerte Alerte Rouge 2022,
Jérôme Lambert
Jérôme Lambert, de son terroir du Layon, dans le sud de l’Anjou, nous a réservé encore une pépite : Alerte rouge est un vin rouge (évidemment) 100 % grolleau, entièrement biologique et nature, classé en Vin de France. C’est le premier millésime de cette cuvée.
Vinification
Produit sur sol argilo-calcaire, sans usage de pesticides chimiques, Alerte rouge provient de raisins de grolleau vendangés à la main sur la parcelle même qui produit aussi son autre cru rouge, Le Zudefruit, dont le temps de macération est de deux semaines — là réside la différence, la vendange d’Alerte rouge étant macérée cinq jours en grappes entières avant un élevage d’un an en cuves de fibre de verre. Les deux cuvées alternent selon les millésimes : quand ce n’est pas Le Zudefruit, c’est Alerte rouge, et inversement.
Dégustation
Comparativement à son compagnon de parcelle, Le Zudefruit, Alerte rouge est un vin plus léger, plus limpide, extrêmement « sur le fruit », avec très peu de tannins. Donc groseille, fraise, vin de soif et vin de plaisir, à associer à des charcuteries et des salaisons, du jambon ibérique de bellota, de l’agneau rôti, des grillades de toute sorte. À boire frais. Si vous désirez explorer davantage les vins rouges de cette région du Layon, cherchez aussi du côté des Vignes de Babass ou du domaine Pic-Épeiche.
En savoir plus sur Jérôme Lambert
Sur son domaine de quatre hectares, entièrement biologique et planté de chenin, de grolleau, de gamay et de cabernet franc, Jérôme Lambert est vigneron autant qu’il est fermier : il élève poules, cochons, moutons et prend très à cœur cette activité de polyculture-élevage, doublée de la fabrication de charcuteries bien angevines. Son Eden ligérien, en effet, est situé au sud de l’Anjou, à Rablay-sur-Layon. Fils de vigneron, tout petit, il s’amusait déjà à cueillir des raisins, à les fouler et à les laisser fermenter. En 2003, il met la main à la pâte, prend part à la taille des vignes chez Philippe Cesbron et se fait la main avec quelques raisins donnés par des vignerons locaux. L’année suivante, son aventure commence vraiment avec vingt ares de vignes, mais si son domaine s’agrandit d’année en année, il n’atteindra l’hectare qu’au bout de quinze ans.
Un cheminement vers le nature
En 2003, Jérôme découvre que l’ajout de sulfites nuit aux vins : il n’en ajoutera jamais plus et sera satisfait du résultat, sans trop ébruiter la chose autour de lui. Ce n’est qu’un peu plus tard qu’il apprendra l’existence des vins nature et comprendra qu’il n’est pas seul. Toutes ses cuvées, depuis, sont nature, sans sulfites ajoutés, et n’en sont pas moins droites, buvables et sans défaut. Pour lui, même le bois des barriques est un additif ; c’est dire l’attention qu’il porte au naturel et à la vérité de la vigne.